DESCRIPTION — TOME 3 : Maisonneuve est en guerre. Les territoires se disputent à coups de règlements de comptes sanglants, et le caïd du crime organisé Raymond D. York est dans la mire d’une équipe interservices d’enquêteurs. C’est l’enquêteuse Catherine Langevin qui pilote cette opération. Dans ce troisième roman, la ville montre ses entrailles les plus sombres. Les alliances sont fragiles, les trêves éphémères, et chaque pas en avant peut se transformer en piège mortel. Les fils tissés depuis le tome 1 se resserrent ici sans encore se nouer tout à fait — une intrigue qui se poursuit directement dans le tome 4. EXTRAIT : « Le couple aperçut brièvement le jeune homme arriver, un pistolet à la main. Âgé d’une vingtaine d’années, il venait de sortir d’une vieille berline noire avec trois jeunes à bord qui le suivait de près dans l’allée bordant l’hôtel. En s’approchant du couple, il a levé son arme et quatre coups de feu ont résonné. Le tireur a visé directement l’homme et l’a atteint à trois reprises, le quatrième projectile allant se loger dans la façade de l’hôtel. La femme s’est effondrée au même moment que son compagnon, bien qu’elle n’ait pas été touchée. Elle n’a pas vu le tireur portant un foulard sur le visage s’engouffrer ensuite à la hâte dans le véhicule, ni celui-ci rouler à toute vitesse pour quitter les lieux. Le concierge de l’hôtel, lorsque les enquêteurs du SPVM l’ont questionné plus tard, a témoigné avoir entendu « quatre ou cinq bruits très sourds ». Il a regardé immédiatement par la porte vitrée du hall d’entrée et a aperçu le couple gisant sur l’asphalte du stationnement. Puis, il a vu la femme se redresser lentement. Elle portait une courte robe noire toute simple et sans manches, sur laquelle glissaient ses cheveux ébène tandis qu’elle bougeait la tête en signe de négation et que des larmes coulaient sur ses joues. La jeune femme était agenouillée tout près du corps de son compagnon, couché sur le dos dans une mare de sang, les yeux grands ouverts. Seul le bruit des voitures et des camions filant sur l’autoroute urbaine de la Côte-de- Liesse, située juste à côté, résonnait à ses oreilles après les éclats de la fusillade. » LA SÉRIE : La Chronique noire de Maisonneuve (CNM) est une série de romans noirs d’ambiance ancrés dans des histoires de corruption et de crimes où les morts se succèdent. Bien peu s’en sortent indemnes. Imaginez Montréal — mais pas tout à fait celle que vous connaissez. La CNM se déploie dans un cadre à nul autre pareil : Maisonneuve, métropole fictive née d’une uchronie fascinante. Dans cette version de l’histoire, Maisonneuve n’a pas été annexée par Montréal en 1918 — c’est elle qui a annexé Montréal. La ville qui en résulte est à la fois familière et étrange : on y reconnaît les rues, les quartiers, les accents du Montréal actuel, mais on y croise aussi des bâtiments et des lieux qui portent la mémoire d’un passé qui n’a pas tout à fait disparu. Maisonneuve est une ville à part entière, vivante et obsédante. Une ville animée, à l’ambiance qui tient à la fois du Montréal actuel et de l’effervescence trouble d’une ville ouverte des années 40-50 — ses nuits ne ressemblent à rien d’autre. Elle est à la fois décor et personnage. Pour les amateurs d’histoire et d’architecture, la ville est un personnage à elle seule — un cadre qui surgit à chaque page comme un commentaire silencieux sur l’action. C’est dans cette ville singulière que l’enquêteuse Catherine Langevin et le sergent-détective François Deslauriers, tous deux de l’Unité des homicides, traversent les intrigues, accumulent les cicatrices, et incarnent la lente usure de ceux qui côtoient trop longtemps le pire de l’humanité. Autour d’eux gravite une galerie de personnages troubles : banquiers, boxeurs, trafiquants, policiers corrompus et autres personnages torturés par leurs obsessions — et bien peu vont s’en sortir indemnes.